Introduction

Comme l’année dernière, je n’écrirai pas ce Carnet de Voyage au jour le jour. Le récit ne prendra donc pas la forme d’un carnet de bord journalier mais reprendra les grands moments de notre séjour.

Cette année, l’équipe des entraîneurs (composée de cikgu Jérôme, cikgu, Mahery et moi-même) sera accompagnée par Kim, l’une des photographe officielles de Culture Silat. Nous lui devons la plupart des photos que vous trouverez dans ce Carnet de Voyage. Un grand merci à elle 🙂

Jour J – Le Départ

Nous nous sommes tous retrouvé à l’aéroport Charles de Gaulle pour enregistrer nos bagages. Nous avions pris un peu d’avance en enregistrant nos place en ligne quelques jours plus tôt sur le site d’Etihad (moins bien que Qatar, au passage).

Pendant que nous faisions la queue, nous avons échangé quelques messages avec Singh et Lionel, deux membres d’ISP Productions, qui nous avaient accompagné l’année dernière pour tourner un documentaire sur le Silat en Malaisie. En effet, ces-derniers étaient repartis une fois de plus en Malaisie pour y tourner un nouveau documentaire. Le hasard faisant toujours bien les choses, nous avons pu nous croiser à l’aéroport, juste après leur atterrissage 🙂

Après la pause retrouvailles et selfie, nous avons embarqué à notre tour. Direction : Malaisie !

Une fois atterris à Kuala Lumpur International Airport (KLIA), le lendemain de notre départ, nous avons été accueillis par Cikgu Mizan et un de ses élèves, venus nous chercher pour nous emmener à l’hôtel Maluri. Nous en avons profiter pour faire un petite pause déjeuner en route, l’occasion pour nos papilles de retrouver les saveurs de la cuisine malaisienne 🙂

Après cette courte pause, direction l’hôtel où nous attendent nos chambres. A peine installés, Jérôme et moi partons faire quelques emplettes pendant que Kim et Mahery récupèrent tranquillement du voyage dans leur chambre. En milieu d’après-midi, nous retrouvons Cikgu Halim, notre professeur, avec qui nous prenons un thé en parlant de tout et de rien mais également du planning de notre stage de Silat. Après quelques heures, nous le laissons repartir et attendons l’heure du dîner qui arrive rapidement. Nous ne traînons pas trop car la fatigue due au décalage horaire au commence à sérieusement se faire sentir.


Passage de grade en petit comité et retrouvailles

A notre arrivée au Studio KCH pour notre premier entraînemen, nous avons retrouvé Dr. Emil, l’un des élèves de Cikgu Halim, attendant de passer un examen de passage de ceinture (de la jaune à la verte). Il aura comme partenaire Alif et sera jugé par Emai, le fils de Cikgu Halim qui arrive quelques minutes après nous.

Après de courtes retrouvailles, Dr. Emil se met en place et l’examen commence. Nous nous installons donc tranquillement sur le côté et observons le déroulé des épreuves. Une fois terminé, Dr. Emil nous avoua avoir eu une montée de stress assez conséquente à partir du moment où il nous a vu arriver, sachant que chacune de ses épreuves allait être scrutées par les guru et jurulatih français 😉

Nous restons à discuter encore quelques minutes encore avant que Cikgu Halim nous demande de nous lever pour débuter le tout premier cours de notre stage. Avec la fatigue et le climat, on commence doucement mais sûrement. Nous devons garder en tête que nous avons une compétition de Silat Melayu le lendemain !

Après l’entraînement, nus rentrons à l’hôtel et nous préparons à aller déjeuner puis siester un peu pour récupérer. Après le cours du soir, Kim retrouvera des amis qui font une étape à Kuala Lumpur dans leur tour du monde, débuté quelques mois plus tôt. Nous partons ensemble dîner et rentrons ensuite nous coucher. Deux grosses journées de compétition nous attendent samedi et dimanche !


Compétition de Silat Melayu et Silat Seni

Cette fois-ci, ça y est, on rentre dans le vif du sujet : Deux jours de compétition au Kompleks Muhibah. Nous nous levons vers 6h30 car Cikgu Halim nous a donné rendez-vous à 8h30 sur place. Nous partons toutefois sans Kim qui restera avec ses amis avant de nous rejoindre en fin de matinée et de nous quitter dans l’après-midi pour prendre un car pour Penang.

Comme à l’accoutumée, la compétition débute par une cérémonie d’ouverture qui se déroule de la manière suivante :

  1. Discours de Cikgu Halim
  2. Une prière
  3. Le Buka Gelanggang (exécuté par cikgu Audran, aka moi)

Après cette cérémonie, la compétition peut officiellement commencer. Pour cette première journée, nous aurons plusieurs casquettes à porter : Juge de touche, arbitre et compétiteur. Si en tant que compétiteur, nous nous débrouillons, en ce qui concerne la partie arbitrage et jugement, c’est une autre paire de manche. En tout cas, cela demande a priori un minimum de formation que nous n’avons pas eu jusqu’au moment de se retrouver face au mur… Nous avons donc eu un cours très très très accéléré sur la façon d’arbitrer et de juger le Silat Melayu, quelques secondes seulement avant de commencer ! Autant vous dire que les premiers matchs ont été un peu chaotiques… Mais on a joué le jeu jusqu’au bout 😉

Puis le moment de monter sur le tatami en tant que compétiteur est arrivé. Et nous en sommes ressortis avec la tête haute et un beau palmarès :

  • Médaille d’or et coupe du Pesilat Terbaik pour cikgu Jérôme ;
  • Médaille d’argent pour cikgu Mahery ;
  • Médaille de bronze pour moi ;

La remise s’est faite le lendemain (dimanche) en présence du président du MPAJ, sponsor principal de la compétition, Dr. Emil en tant que président d’Arthos Trust, autre sponsor de l’événement, cikgu Zaihan, président du Pertubuhan Seni Gayng Fatani Malaysia.

La compétition s’est ensuite clôturée de la même façon qu’elle avait débuté :

  1. Discours de Cikgu Halim
  2. Une prière
  3. Le Tutup Gelanggang (exécuté par cikgu Suhail et moi)


Les entraînements, notre pain quotidien

Une fois la compétition passé, nous avons repris nos entraînements quotidiens : Le matin de 10h30 à 12h30 et le soir de 20h30 à 22h30. En réalité, nous avons souvent largement dépassé ces horaires (surtout le soir) pour parfois ne pas rentrer avant 2h du matin à l’hôtel…

Le matin, nous étions le plus souvent en comité restreint : Juste la Team France avec Cikgu Halim. De temps en temps, un de ses élèves se joignait à nous. Le plus souvent, c’était Iqbal ou Alif. En revanche, le soir, le Studio KCH était souvent plein. Nous avions ainsi l’occasion de passer des entraînements sympa et animés en groupe.

Le Studio était d’autant plus plein que le gros passage de grade du Kelab Cikgu Halim était imminent (une semaine après la compétition). Cela nous a donné l’occasion de revoir des amis de longue date que nous n’avios pas revu depuis longtemps sur un tatami : Hasri, Irwan, Halim, Zainyr, Debob, Nazeem, etc.

Quatre entraînements nous ont surtout marqués (physiquement, j’entends), chacun avec un thème différent : Le premier nous a scié les jambes, le second nous a pulvérisé les bras, le troisième nous a broyé les abdos et le dernier a mis notre cardio à rude épreuve (mais on a quand même mieux tenu que nos amis malais de notre tranche d’âge 😉 )


Et si on se faisait taper dessus ?

A la fin d’un entraînement, nous discutions avec Cikgu Halim sur l’évolution de la façon d’enseigner entre maintenant et l’époque où il n’était qu’un simple pesilat. De fil en aiguille, il en est venu à parler de séances de renforcement des bras et des jambes à coups de canne à sucre. Oui oui, de canne à sucre (« Tebu » en malais).

La tige était coupée à coups de machette en morceaux de la longueur d’un avant-bras. Chaque morceau était ensuite posé à quelques centimètres au-dessus des flammes d’un feu jusqu’à ce que les extrémités crépitent. Il fallait ensuite immédiatement taper avec à répétition sur la partie osseuse du tibia ou l’avant-bras. Pourquoi brûler la canne ? Cikgu Halim nous expliqua que ça l’attendrissait un peu et évitait de causer des micro-fissures au niveau de l’os.

A la fin de son explication il nous dit en toute simplicité : « J’ai de la canne à sucre qui pousse derrière chez moi. Demain soir, on va faire ça »… On s’est un changé un petit regard inquiet et puis on a dit ok. Après tout, c’est l’occasion de tester quelque chose de nouveau 😉

Le lendemain soir, à la fin de l’entraînement, nous nous sommes donc retrouvés dehors à nous faire marteler les tibias et les avant-bras. Mes jambes ont été les premières à passer au supplice infligé par Cikgu Halim en personne. Alors qu’on s’imagine quelque chose de douloureux, aux premiers coups donnés, on est un peu déçu : Ça ne fait pas si mal que ça. Du coup au début, on joue au gars insensible à toute forme de douleur. Et puis, il y a un moment où on commence à se demander quand est-ce qu’il va s’arrêter de taper parce que ça commence à piquer un peu quand même. Et après quelques minutes, on perd toute contenance et on se mets à souffler comme un bœuf sous le coup de la douleur.

Parce qu’il est là le piège ! Non, les coups ne sont pas très forts (un peu mais ça va). Par contre, ils sont incessants. Et Cikgu Halim passe et repasse et repasse encore sur toute la longueur du tibia (idem pour les bras). Mais bon… Au moins, on peut dire qu’on l’aura fait jusqu’au bout sans dire stop 😉


Shopping, détente et vie au quotidien

Outre les entraînements, nos journées étaient rythmées à quelques exceptions prêt par les repas, la lessive et le shopping.

Comme nous étions déjà venus dans ce coin de Kuala Lumpur l’année dernière, nous avions déjà quelques habitudes. Coté cuisine, le midi, nous allions quasiment toujours au centre commercial Aeon situé à côté de l’hôtel. Ce n’est pas loin et c’est surtout climatisé ! Nous avons donc oscillé entre les stands de nourriture malaisiens et un restaurant de ramen japonnais. De temps à autres, nous étions accompagné par un élève de Cikgu Halim que nous invitions à déjeuner avec nous. D’autres fois encore, ce sont ses élèves ou lui-même qui nous invitaient à manger avec eux.

Le matin et le soir, nous allions très souvent manger dans un petit restaurant non loin de l’hôtel également (après nos entraînements, nous n’avions pas envie de faire des bornes pour aller nous remplir le ventre). A quelques reprises, Cikgu Halim nous invitait à rester au Studio KCH pour déguster des plats délicieux cuisinés par sa femme Kak Eta.

Pour les lessives, il y avait deux teams : La team « Dans la baignoire de la chambre d’hôtel » (Jérôme et moi) et la team « Laverie automatique » (Kim et Mahery). Vers la fin du séjour, Jérôme et moi avons tout de même fini par craquer et abandonner la lessive à la main dans la chambre. Vu la durée des cycles de lavage et de séchage, ça nous laissait le temps d’aller boire un verre ou de nous balader dans les environs.

Côté shopping, outre nos achats quotidiens de bouteilles d’eau pour ne pas mourir de déshydratation, nous nous sommes tous fait un petit plaisir : Du kerambit aux costumes traditionnel malais en passant par un parang géant 🙂 Pour le costume traditionnel malais, nous tenons à remercier une nouvelle fois chaleureusement Dr. Emil, qui nous avait accompagné ce jour-là, et qui tenu à nous payer à chacun une partie de la tenue 🙂

Après tout ça, lorsqu’il nous restait un peu de temps libre (et qu’on ne le passait pas à faire la sieste 😉 ), nous allions nous faire masser ou profitions de la piscine (enfin, jute une fois…). Parce que bon, c’est un peu les vacances quand même 😉


Gros passage de grade

Entre 2005 et 2016, nous avons fait 10 séjours en Malaisie. Et à chaque fois, nous avons toujours raté LE gros passage de grades des élèves de Cikgu Halim (qui se déroulait toujours avant ou après notre stage). Pour cette 11ème édition, il était hors de question que nous passions une fois de plus à coté. Nous nous sommes donc arrangés pour que les dates de notre voyage correspondent à cet événement annuel organisé au Kompleks Muhibah 🙂

Quand je vous parle d’un gros passage de grade, laissez-moi être plus précis : Cikgu Halim a environ 800 élèves. Si une partie des passages de grades se fait dans les différents gelanggang (clubs), une grosse partie se fait ce jour-là. Cette année, il y avait environ 300 élèves à grader !

Nous avons donc bien sûr été recruté dans l’équipe des juges, soit 16 personnes au total. Cikgu Halim nous a ensuite attribué à chacun un ou plusieurs groupes de pesilat à grader. Ça a duré très très longtemps… Mais vraiment très longtemps. Nous avions en moyenne entre 15 et 20 pesilat à faire passer (tous niveaux confondus).

Une fois notre mission effectué, nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous préparer pour une soirée sans précédent organisée par le Kelab Cikgu Halim 😉


La soirée KCH

Après avoir passé la journée à faire passer des épreuves à 300 pesilat, nous avons été invité par Cikgu Halim à participer à la fête pour ses 30 ans d’enseignement, organisée au Kelab Darul Ehsan. Outre plusieurs VIP, environ 150 membres du Kelab Cikgu Halim était conviés. Pour l’occasion, nous devions porter la chemise officielle du club.

La soirée s’est ouverte sur un discours de Cikgu Halim, suivi par une danse traditionnelle de Mak Yong. Tout au long de cet événement, nous avons pu rencontrer de nombreuses personnes dont nous ne connaissions que le nom jusque là. Je pense plus particulièrement à cikgu Yazid, qui a été le premier à enseigner le Silat Gayung Fatani à Cikgu Halim ou encore cikgu Masliza, la première femme à avoir reçu une ceinture noire des amins de feu Cikgu Anuar. Nous avons également pu retrouver des amis de longue date comme cikgu Fahmi, vice président PSGFM, cikgu Ariff, secrétaire général PSGFM ou encore Mieza, Syazreen et Shela, trois élèves de Cikgu Halim faisant parti de l’équipe nationale de Silat et multi-médaillées.

Nous avons eu droit également à la diffusion d’un documentaire retraçant la vie de notre cikgu préféré puis à plusieurs discours, dont celui de cikgu Zaihan, président PSGFM, pour remercier Cikgu Halim de son implication dans l’enseignement et le développement du Seni Gayung Fatani, KCH étant le club le plus actif du Pertubuhan Seni Gayung Fatani Malaysia (PSGFM).

La soirée s’est ensuite poursuivie par une série de remises de prix et de titres à de nombreuses personnes présentes. Juste avant ces remises, cikgu Izhar, l’un des élèves de Cikgu Halim, est venu nous dire, à notre plus grande surprise, que nous allions également être appelé à plusieurs reprises et qu’il fallait nous tenir prêts.

C’est Jérôme qui fut appelé en premier. Il a reçu officiellement les grade et titre de Guru, correspondant au 6ème degré de la ceinture noire. Ce fut ensuite mon tour pour les grade et titre de Guru Muda, 5ème degré, puis au tour de Mahery pour les grade et titre de Ketua Jurulaih, 4ème degré.

Après nous, quelques personnes furent encore appelés avant que nous entendions de nouveau nos noms au micro. Jérôme, Mahery et moi sommes donc retournés sur scène pour recevoir un Prix d’Excellence et un diplôme de reconnaissance pour notre travail dans le développement du Silat Seni gayung fatani en Europe, signé par le président de la PESAKA, la Fédération Malaisienne de Silat.

Après toutes ces émotions, c’est l’ouverture du buffet. Nous avons ainsi pu nous remplir copieusement l’estomac après cette journée mémorable 🙂


Une journée de détente bien méritée

Arrivés à 3 jours avant la fin de notre stage de Silat en Malaisie, Cikgu Halim nous a proposé de passer une journée de détente avec ses élèves. Au programme, entraînement le matin (parce que bon quand même), un gros repas au Kompleks Muhibah, baignade en montagne et dîner dans un restaurant de sate (brochettes à la sauce cacahuète).

Après l’entraînement matinal, nous sommes donc partis rejoindre quelques élèves de Cikgu Halim au Kompleks Muhibah pour y prendre notre déjeuner puis nous sommes partis en convoi rejoindre un spot de baignade en montagne, situé à environ 30 minutes de Kuala Lumpur.

Arrivés sur place, nous avons garé les voitures et avons entamé la longue montée jusqu’à un bassin où nous pourrions nous baigner. Cikgu Halim avait pris un peu de nourriture dans un sac plastique qu’il n’aura pas eu l’occasion de toucher. En effet, un des très nombreux singes sur place a décidé que le contenu de ce sac lui revenait de droit. Nous avons dû d’ailleurs à plusieurs reprises défendre nos sacs contre ces chapardeurs simiesques. Nous sommes restés environ 2h30 sur place à nous baigner, à discuter et à jouer.

Nous avons ensuite pris le chemin du retour, chaque voiture prenant au fur et à mesure de la route un chemin différent. Cikgu Halim nous a ensuite emmené dans une annexe du célèbre restaurant de sate « Sate Kajang Haji Samuri » où nous avons commandé une centaine de brochettes au bœuf et au poulet 🙂

Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel pour nous reposer avant notre dernier jour d’entraînement et le passage de grade de Mahery.


Dernier cours et examen

Arrivés au dernier cours de notre stage, nous réalisons que le temps est passé comme une flèche. Ce dernier entraînement est en partie théorique, presque magistral. Nous repassons ensuite les 7 niveaux du Seni Gayung Fatani (de la ceinture blanche à la ceinture noire) un à un ; En tant que Guru et Jurulatih pour l’Europe, Cikgu Halim veut s’assurer que tout est ok et que nous maîtrisons bien notre sujet.

Le reste de la journée se passe comme à l’accoutumée. Le soir arrive enfin et avec lui, l’heure de rejoindre le Studio KCH pour notre dernière soirée avec les élèves de Cikgu Halim et, accessoirement, le passage de grade de cikgu Mahery 😉

Cet examen sera jugé par un ami que nous n’avions pas revu depuis 10 ans : Cikgu Roslan Salam. A son arrivée, nous échangeons d’ailleurs de chaleureuses retrouvailles puis restons un long moment à discuter et à profiter des enseignements de Cikgu Roslan.

Le Studio se remplit petit à petit avec les élèves de Cikgu Halim mais également avec des « anciens » et hautes personalités du Pertubuhan Seni Gayung Fatani Malaysia (PSGFM) : Cikgu Kamel, Cikgu Wahab, Cikgu Zal, Cikgu Mizan, Cikgu Zaid… Comme à chacun de nos passages de grade en Malaisie, la salle est remplie !

Cette année toutefois, seul cikgu Mahery passera un examen. Jérôme et moi nous contenterons de fair quelques interludes qui ne seront pas notées. Environ 30 minutes plus tad, le passage de grade est terminé et Mahery l’a réussi haut la main.

Après l’effort, le réconfort : Il est maintenant temps de profiter de notre dernier soir au Studio avec tous nos amis présents. Les élèves de Cikgu Halim ont en effet rapporté une quantité astronomique de nourriture que nous partageons dans la joie et la bonne humeur 🙂

Au fur et à mesure de la soirée, nos amis nous disent au revoir et à l’année prochaine. Vers 2h du matin, nous ne sommes plus qu’une poignée et commençons à fatiguer. Après avoir chaleureusement remercié et dit au revoir à tout le monde, Fahmi, un élève nous raccompagne à l’hôtel où nous allons passer notre dernière nuit.


C’est déjà fini…

Notre séjour est arrivé à son terme. C’est avec un petit pincement au coeur que nous faisons nos bagages et remettons les clefs de nos chambres à la réception de l’hôtel. Encore quelques heures et nous voyons arriver Emai, le fils de Cikgu Halim, et Zaidi, un de ses élèves, avec deux voitures qui vont nous emmener à l’aéroport.

Après une petite heure de route, nous sommes deretour à KLIA (Kuala Lumpur International Airport). Nous enregistrons les bagages et allons profiter du Burger King, traditionnelle étape de notre séjour, qui clôture officielement notre voyage avant d’embarquer.

Nous arrivons le lendemain à Paris, après une escale à Abu Dhabi, et retrouvons notre quotidien. Pas le temps de chômer toutefois : le soir-même, nous allons retrouver nos élèves pour l’entraînement du jeudi 😉

A l’année prochaine, Malaysia 😀


A l’année prochaine

Audran Le Guillou - Rédaction du Carnet de stage Pencak Silat en malaisie - 2012

Et voilà ! C’est la fin de cette rétrospective.

Nous espérons en tout cas vous retrouver l’année prochaine pour l’Edition 2018 de notre stage de Silat en Malaisie qui s’annonce un peu particulière, mais chut… c’est une surprise !

A bientôt et merci à tous pour votre soutien !