Sommaire

  1. Jour J – Top Départ
  2. Jour 1 – L’entraînement commence
  3. Jour 2 – Premier entraînement dominical
  4. Jour 3 – Journée sous le signe de la fatigue
  5. Jour 4 – De la pluie et de la sueur
  6. Jour 5 – De l’enfer au paradis
  7. Jour 6 – Dernier entraînement avec Izhar et Alif
  8. Jour 7 – Programme très chargé
  9. Jour 8 – Jour de fête et retrouvailles
  10. Jour 9 – La journée des répétitions
  11. Jour 10 – Sous les projecteurs


Carnet du jour

Aujourd’hui, nous sommes un peu contraints de zapper l’étape petit déjeuner. En effet, Cikgu Halim nous a donné rendez-vous à 7H30 dans le hall de l’hôtel pour nous emmener à Putrajaya où nous devons donner une démonstration.

Bon, comme finalement il n’arrive qu’à 8H30, nous aurions pu tout de même grignoter un petit quelque chose… Mais bon…

A 8H30, nous voyons donc la voiture de Cikgu Halim arriver, suivie par celle de Zuwa. Nous embarquons avec cette-dernière et nous mettons en route pour le Putrajaya International Convention Center (PICC).

La route est encore pas mal encombrée (encore une fois, merci les travaux…). De plus, nous mettons énormément de temps à tourner dans le parking du PICC ; Il est plein de chez plein. Il risque d’y avoir du monde pour nous regarder 😉 .

Nous suivons Zuwa jusqu’à la scène où nous avons répété hier et déposons nos sacs. Nous avons encore une demie-heure avant de passer. Nous en profitons pour nous échauffer et nous changer. Nous répétons également quelques mouvements avec des armes, ce qui a fait très peur à une dame qui nous regardait et qui a préféré partir précipitamment en poussant un petit cri…

Nous remarquons également qu’il y a un absent : Emai, le fils de Cikgu Halim. Nous lui demandons pourquoi il n’est pas là : Il est dans les bouchons (maudits bouchons…). Cela inquiète fort Zuwa qui doit passer deux fois avec Emai au cours de cette démonstration.

Le temps passe et nous sommes demandés pour monter sur la scène. Zuwa a envie de pleurer 🙁 Nous essayons de la consoler tant bien que mal mais nous devons commencer. Nous montons les quelques marches qui nous séparent des feux de la rampe et nous mettons en place. La musique est lancée, la démonstration aussi. Coup de bol, nous voyons débarquer discrètement Emai sur la scène, juste à temps pour enchaîner avec Zuwa:) .

Le show se passe très bien. Pas d’incidents à déplorer… Juste une petite remarque : Ils auraient pu fixer un peu mieux l’espèce de moquette rouge posée sur la scène ; On a failli se viander deux ou trois fois en se prenant les pieds dedans.

A la fin de la démo, nous saluons l’audience et descendons de la scène. Nous pensons pouvoir souffler, mais non ! Des blancs qui font du Silat, ça mérite qu’on les rappelle sur scène pour les faire parler 😉 . Deux animateurs, un homme et une femme, nous tendent des micros et nous enchaînent de questions chacun à notre tour (au passage, merci Zuwa de leur avoir dit que je parlais malais, c’est toujours un plaisir de placer un speech tout essoufflé après une démo devant une bonne centaine de personnes 😉 ). On notera que Jérôme réussit à échapper à cette épreuve en se planquant lâchement derrière Zuwa (BOUUUUUUUUH !!! 😉 ). Petite anecdote marrant, quand le tour de Mahéry (notre malgache préféré) arrive, les deux animateurs pensent qu’il est malais et commencent à lui poser une série de question dans la langue locale. Le blanc qui a suivi et le regard de Mahéry… Un pur moment de solitude comme on n’en fait plus 😉 … Les deux as du micros comprennent rapidement l’erreur et reprennent en anglais.

Au bout de dix minutes, nous pouvons enfin redescendre de scène et souffler un peu. Nous rangeons nos tenus et reprenons la route avec Cikgu Halim, direction le Studio KCH pour notre dernier entraînement avant nos examens (et le dernier entraînement du voyage, accessoirement).

Il est environ 12H00 lorsque nous arrivons à Cheras Bahru. Juste avant d’arriver, Cikgu Halim s’arrête pour nous acheter quelques bricoles à manger et un peu de lait de soja frais. Avant de commencer le cours, nous nous remplissons donc la panse et passons ensuite nos tenues.

Pour ce dernier cours, c’est un peu quartier libre. Nous répétons ce que nous voulons comme nous voulons. A nous de demander à Cikgu Halim des précisions en cas de besoin. Ce-dernier nous quitte au bout d’une heure et demie pour aller chercher la commande de baju (kimonos) que nous lui avons passée. Comme la veille, il nous laisse les clefs pour que nous fermions après notre départ. Nous profitons de l’espace à disposition pour… faire une sieste. Il nous manque quelques heures de sommeil entre les deux grosses journées d’hier et avant-hier et le réveil aux aurores de ce matin.

Vers 15H30, Raju arrive. Nous montons dans son taxi et reprenons le chemin de l’hôtel. Ce soir, nous devons repartir à 19H30. Nous n’avons donc que trois heures de répit. Chacun vaque à ses occupation : Lessive, douche, sieste, préparation des tenues, rattrapage du Carnet de Voyage en retard, etc.

L’heure H arrive finalement très vite. Nous sommes tous à l’heure au rendez-vous dans le hall. Maître Raban nous souhaite bonne chance ; Il ne nous accompagne pas car il doit se reposer. Nous débarquons à 20H00 au Studio KCH où seul Izhar est déjà arrivé. Comme l’examen ne commence qu’à 21H00, nous avons donc une bonne heure pour nous échauffer et réviser une dernière fois. Au fur et à mesure, nous voyons arriver quelques têtes familières : Les élèves seniors de Cikgu Halim, accompagnés par femmes et enfants. Ils installent une table sur laquelle ils déposent boissons et petits en-cas, pour être tout confort pendant qu’ils nous regarderont.

Cikgu Halim arrive quant à lui peu après avec la commande de kimonos, t-shirts, etc. C’est opportun car nous comptions sur lui pour avoir des kimonos propres (ceux de ce matin n’ont pas eu le temps de sécher 🙁 ). Le temps de lui régler ce que nous lui devons et nous voilà en train de nous changer.

Quelques minutes avant le début de nos examens, nous voyons arriver notre examinateur. Ce n’est autre que notre ami Mizan (celui qui jouait de la flûte traditionnelle, ou serunai, au mariage malais de samedi) ! Nous sommes un peu étonnés que le choix de Cikgu Halim se soit porté sur lui (question d’impartialité). Il nous « rassure » toutefois : Il n’y aura pas de traitement de faveur. Il faut préciser que Mizan s’est longtemps entraîné avec feu Cikgu Anuar, le dernier grand maître du Silat Fatani. Bref, le niveau d’exigence est là.

Et les examens commencent enfin. Je vous passe le détail de ce que nous avons fait, nous vous posterons prochainement un petit montage vidéo qui vous en dira sûrement plus long. Je préfère passer directement aux résultats.

Effectivement, il n’y a pas eu de traitement de faveur. Si nous avons tous passé avec succès nos épreuves, ce sont les notes les plus dures que nous ayons eu à ce jour par un examinateur malais (et pourtant, nous en avons passé des examens depuis 2005) !

En résumé :

Qui ?Quoi ?
Jérôme1 grade pour le titre de Ketua Jurulatih (ceinture noire 4 bandes blanches) – 78% de réussite
Audran1 grade pour le titre de Jurulatih Kanan (ceinture noire 3 bandes blanches) – 80% de réussite
Mahéry et Matthias1 grade pour le titre de Jurulatih Mudah (ceinture noire 1 bande blanche) – Respectivement 74% et 70% de réussite

Après l’annonce des résultats, Cikgu Halim nous propose un petit sparring avec ses élèves en combat traditionnel. Nous acceptons avec plaisirs et enchaînons les échanges un par un pendant que les autres se désaltèrent et mangent quelques fruits (papaye, mangue, poires malaysiennes, etc.)

Vers 23H30, après avoir passé un excellent moment avec toutes nos vieilles connaissances, nous décidons de rentrer : Non seulement Maître Raban doit nous attendre mais en plus, Raju fait le pied de grue depuis une bonne heure et commence à montrer des signes d’impatience 😉 . Nous saluons tout le monde chaleureusement et rentrons chargés comme des mules (on a refait le plein de kimonos pour le club…)

A minuit, il y a curieusement beaucoup mois d’embouteillages qu’en journée 😉 . Nous rejoignons l’hôtel vers 00H15, mais nulle trace de Tuan Raban. Nous en concluons, vue l’heure, qu’il est parti se coucher. Nous remontons quant à nous dans nos chambres pour nous préparer à aller manger (parce que les fruits c’est bon, mais ça ne cale pas son homme…). Hors, à cette heure, il n’y a qu’un seul « restaurant » encore ouvert : Le McDo. Pas de surprise, c’est la même rengaine chaque année. C’est même devenue une sorte de tradition à la longue : On l’appelle le McDo de la Victoire 🙂 .

Nous dégustons religieusement nos Big Mac, Spicy Chicken McDeluxe et compagnie avant de rentrer nous coucher.

Le lendemain matin, nous avons droit à une grasse matinée. Les cours sont en effet terminés. Pas de bol pour Jérôme et moi : La clim nous lâche vers 8H00. Nous arrivons à tenir jusqu’à 9H30 mais pas plus ; Il faut que l’on sorte de ce four (avec le soleil qui tape sur la grande baie vitrée…). Mahéry et Matthias auront plus de chance et roupilleront jusqu’à 11H30.

Pour ce dernier jour, chacun a son petit programme : Jérôme part faire un tour de son côté pendant que je vais me faire masser pendant une heure, histoire d’être d’attaque pour les douze heures d’avion qui approchent. Mahéry et Matthias feront de même mais plus tard dans l’après-midi, accompagnés par Maître Raban, puis iront faire des emplettes pour trouver des sarong (tissus imprimés traditionnels).

Cikgu Halim passera également vers 17H00 pour nous dire au revoir et accessoirement pour me rapporter mon appareil photo et ma sacoche dans laquelle se trouve mes papiers, mon argent et mon téléphone que j’avais oublié la veille au Studio KCH.

Enfin, vers 19H30, nous voyons débarquer Tina venue également nous dire au revoir avec quelques gâteaux. Nous restons avec elle à discuter en buvant un verre, mais devons rapidement la laisser pour monter dans le van qui nous emmène à l’aéroport.

Ce n’est pas Raju qui nous emmènera cette année. Son taxi ne peut pas accueillir cinq personnes et leurs bagages… Nous lui disons à l’année prochaine devant les portes du Prescott Inn et embarquons. Notre chauffeur se présente : Il s’appelle Ismael et nous annonce que le voyage durera environ 45 minutes. Avec les bouchons, on y croit pas trop… Mais à l’instar de Francis Cabrel, Ismael semble connaître des chemins de traverse que nous n’avions encore jamais empruntés 🙂 .

Nous rejoignons l’aéroport pile poile à l’heure prévue. En bon commercial, il nous laisse sa carte en nous demandant de l’appeler si nous comptons revenir un jour en Malaisie 😉 .

Nous enregistrons nos bagages et prenons le train aérien pour rejoindre la zone dutty free où nous prenons notre dernier repas avant d’embarquer. Matthias, Jérôme et Maître Raban optent pour une soupe alros que Mahéry et moi même restons fidèles au traditionnel Burger King 😉 .

A 22H30, nous rejoignons le hall C17 et prenons place à bord du vol MH0020, direction la France.


Galerie du jour


Vidéo de notre passage de grades


1234567891011

Audran Le Guillou - Rédaction du Carnet de stage Pencak Silat en malaisie - 2012

Merci et à l’année prochaine

Et voilà ! Le Carnet de Voyage 2014 touche à sa fin.
Nous n’avons plus qu’à récupérer les six heures de décalage et à reprendre une vie normale ;).

Nous remercions Cikgu Halim et tous ses élèves, ainsi que tous nos amis pour leur accueil. Un grand merci également à tous ceux qui nous auront suivi pendant ces onze jours.
Nous espérons vous retrouver l’année prochaine pour l’édition 2015 qui marquera l’anniversaire de nos 10 ans de stages en Malaisie !

A bientôt et merci à tous !



Written by Audran